La lutte contre la désinformation s’intensifie

Après le Décodex du Monde la semaine dernière, c’est au tour de Facebook et Google de proposer des systèmes assurant la véracité d’articles sur internet, dits de « fact checking ». L’objectif est noble : permettre à tous de vérifier les informations circulant sur internet ainsi que la réputation de sites de news.

Un problème ancien

La circulation de fausses informations sur internet, les intox ou hoax, est un problème aussi vieux que l’internet lui-même. Plusieurs initiatives ont déjà été mises en place pour pallier ce problème. C’est notamment la mission que se sont donnés les chasseurs de canular du site hoaxbuster.com créé en 2000.

Le principe de fonctionnement est simple, les internautes peuvent signaler des contenus dont ils aimeraient vérifier la légitimité, issus de sites de news comme de réseaux sociaux, et des partenaires de l’initiative vérifieront l’information qui sera ensuite répertoriée comme vraie ou fausse.

Un phénomène qui s’amplifie

La banalisation de l’utilisation de réseaux sociaux et la démultiplication des sources d’ « information » font qu’il est de plus en plus difficile d’y voir clair. Les dernières élections américaines démontrent la gravité et l’ampleur que certaines informations peuvent prendre.

C’est en réaction à cela que plusieurs acteurs du monde du journalisme ou du web tentent de mettre en place des systèmes de vérification. C’est le cas du Monde avec son Décodex, mis en ligne le 1er Février dernier, mais aussi plus récemment de l’union de Google et First Draft avec CrossCheck.

Des outils plus poussés

Facebook se mobilise également et ouvre l’accès à son outil CrowdTangle, permettant de mesurer la résonnance d’informations sur les réseaux sociaux.

Répercussions

Les médias identifiés par ces systèmes comme étant à l’origine d’intox se verront attribuer une visibilité plus faible sur leurs plateformes, voire même interdire le droit à la publicité.

Il reste maintenant à prouver l’efficacité de tels systèmes, efficaces seulement si les internautes y contribuent et y ont recours.

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