Industrialisation de l’agriculture : pourquoi faudrait-il repenser le modèle ?

Commencée dès 1945, la modernisation de l’agriculture n’a cessé de s’accélérer avec la mécanisation, l’emploi de pesticides, d’engrais pour améliorer la productivité et réduire la pénibilité de l’activité.

Bien que bénéfiques dans un premier temps, à partir des années 1960 – 1970, la situation des agriculteurs s’est dégradée suite à ces évolutions et les dégâts écologiques liés aux remembrements et sanitaires liés à l’utilisation de pesticides sont apparus.

Accablé par des crises profondes (crise du porc, impact de la fin des quotas laitiers, récoltes catastrophiques liées aux aléas climatiques…) les redressements ou mises en liquidation dans le secteur ont augmenté de 4% en France en 2016. L’élevage a été fortement touché : 30% pour la production laitière et 83% pour les élevages de porcs et près de 75% de producteurs de grains ont un revenu nul ou négatif, après prélèvement des cotisations sociales, malgré les mesures gouvernementales.

Il devient urgent d’intensifier la coopération entre les pays et leurs populations pour sauvegarder et développer l’agriculture paysanne, pour une alimentation nutritive et saine, accessible à tous, et pour protéger la planète.

Une déclaration sur les droits des paysannes et des paysans est en cours de négociation à l’ONU, en collaboration avec La Via Campesina, le plus grand mouvement paysan international, et d’autres organisations alliées, visant à assurer la sécurité alimentaire dans de bonnes conditions et à traduire l’agriculture paysanne en un nouveau droit commercial international, favorisant l’adoption aux niveaux national et régional de politiques agricoles adaptées aux besoins des pays en matière d’organisation des marchés et d’appui aux agricultures durables et favorables à des pratiques alternatives de production et d’échange.

Le prochain salon de l’agriculture, qui se déroulera du samedi 25 février au dimanche 5 mars sera l’occasion d’avoir « des débats utiles et sérieux sur l’avenir et les perspectives de l’agriculture » avec les candidats et candidates à l’élection présidentielle, espère Jean-Luc Poulain, président du Salon International de l’Agriculture (SIA), alors que le contexte est plus difficile encore que lors de l’édition précédente.

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