TRANSFORMATION CULTURELLE DES ENTREPRISES : VIVEZ DES EXPERIENCES INSPIRANTES !

Mercredi 25 mai, 9h00 : j’arrive à l’hôtel de l’Industrie. Le programme de ma journée tient en une phrase : « (S’a)franchir (de) la ligne »… Quelle ligne ? Il parait que la SURPRISE fait partie de l’ « Expérience »…

18h00 : je ressors sur-vitaminée et totalement conquise !

En l’espace d’une journée, j’ai eu la chance d’échanger avec 4 personnalités passionnées, au talent sans limite. Comme Malek Boukerchi, à qui a il fallu beaucoup de COURAGE (= persévérance + lucidité) pour parcourir pendant 22 heures 100 km par -40°C, sans terminer congelé !

Et comme l’EMOTION (au sens premier de la « mise en mouvement ») fait aussi partie de l’ « Expérience »… Libre à chacun de choisir la ligne, qu’il souhaite (ou non) franchir aujourd’hui.

C’est ainsi que j’ai médité pendant plus de 90 minutes, les yeux bandés, sans savoir qu’une chanteuse lyrique viendrait en personne, nous faire sentir pour la première fois que la musique ne s’écoute pas uniquement avec les oreilles mais le corps et le cœur.

Et si on faisait nos réunions les yeux fermés ? Peut-être que l’on s’entendrait mieux les uns les autres…

Dinosaure

Je me suis rangée par ordre alphabétique de nom de dinosaure imaginaire, et par le jeu, quelques fous-rires et un brin d’autodérision, touché du doigt l’intérêt de lâcher prise sur nos idées initiales pour mieux rebondir collectivement. Ceci grâce aux techniques du théâtre d’improvisation, et à l’enthousiasme de Gricha Mioche, Nextlevelformation.

Et si en entreprise l’humour et le sens de la répartie devenaient des compétences comme les autres ?

Ce mercredi 25 mai, j’ai participé au tout premier Tribeday, adaptation – réussie ! – au monde de l’entreprise, du concept des soirées Tribe to be inspired, dont les maîtres mots sont PARTAGER un état d’esprit, S’INSPIRER de rencontres passionnées et se préparer à AGIR concrètement.

L’inspiration et l’expérience : deux leviers pour développer une culture d’innovation et d’exploration

Quel rapport tout cela avait-t-il avec le quotidien des participants envoyés ici par leur entreprise, (assureurs, consultants, entrepreneurs…) ? Aucun en apparence, et pourtant…

A l’heure où tous les marchés sont disruptés par l’arrivée de nouveaux acteurs, où les business models des acteurs traditionnels sont percutés de plein fouet, il devient indispensable pour chaque entreprise de développer sa capacité à guetter, être à l’écoute des signaux (faibles et forts) du marché et à innover.exploration

Faire évoluer les pratiques et les processus ne suffit plus, l’enjeu est d’insuffler un nouvel état d’esprit, une nouvelle culture pour développer l’agilité, la capacité à apprendre constamment, le goût et la culture de l’exploration.

C’est pourquoi les entreprises se saisissent d’initiatives du type Tribeday et bâtissent des programmes complets pour leurs salariés afin de les amener à sortir du cadre traditionnel de leur activité et s’inspirer autrement. Les fondamentaux de ces approches :

  • Du FOND et du FUN : du contenu et des approches décalées, souvent ludiques
  • Des EXPERIENCES INSPIRANTES : depuis les learning expeditions en passant par les conférences à la mode TEDx, les meet-ups…
  • Un accent important mis sur le NETWORKING, de plus en plus valorisé comme un asset et une compétence à part entière

Leur parti-pris : faire vivre plutôt que de théoriser.

And so what ? Après l’inspiration… l’expiration !

Si pour une fois le « what’s in it for me » s’explique assez naturellement, ne serait-ce que dans une logique de développement personnel, ces programmes posent néanmoins la question « what’s in it for… the company ? » Comment s’assurer que ces expériences produisent à un moment ou à un autre des effets concrets pour l’entreprise ?

1 – Travailler sur le sens et le fil rouge

Pour éviter l’effet catalogue ou distraction, il est indispensable d’expliciter le sens d’un tel programme, sa contribution aux enjeux de développement de l’entreprise, par le développement de chacun. Cela suppose de bien définir ce qui est attendu de chacun, non seulement en termes de rôles et responsabilités mais aussi d’état d’esprit et attitudes. La Direction des Ressources Humaines a ici tout son rôle à jouer, en étant à la manœuvre de ce type de programme, en explicitant le socle fondateur de postures et comportements attendus de chacun, ainsi que le « deal » passé entre l’entreprise et le salarié. Comment ce qui te profite personnellement va-t-il profiter également au collectif ?

2 – Reboucler avec les affaires courantes

Pour créer une nouvelle culture d’entreprise, le modèle de Nonaka et Takeuchi nous invite à combiner 4 modes d’actions complémentaires : l’explicite/tacite avec l’individuel/collectif.

Lorsque je suis une formation, j’apprends en conceptualisant (collectif & explicite).

Lorsque je vis une learning experience, j’apprends par l’expérience (collectif & implicite).

Mais pour qu’une compétence soit vraiment acquise, le travail n’est pas terminé, 20 % vient de l’extérieur, 80 % nécessite un travail endogène. Autrement dit, toute transformation culturelle nécessite un travail personnel important.

La valeur créée pour l’entreprise repose donc sur la capacité de chacun à prendre en compte ce qu’il a vécu et l’intégrer concrètement dans ses pratiques. Proposer des expériences, stimuler la curiosité de ses collaborateurs ne suffit pas, il s’agit également de les accompagner dans une démarche réflexive pour métaboliser les expériences vécues, au travers par exemple de démarches de co-développement.

 

Si cette boucle n’est pas bouclée, il y a fort à parier que cela (ne) reste (qu’) une bonne expérience pour le collaborateur !

 

« Fais et tu comprendras » : “Na’assé Vénichma’“ – La Torah

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