Facebook permet aux non-voyants de voir les photos

Facebook est devenu beaucoup plus accessible aux aveugles et aux malvoyants en ce début de mois. Le réseau social a lancé une nouvelle fonctionnalité qui utilise des avancées de l’intelligence artificielle pour décrire le contenu de photos publiées. « Chaque jour, les gens partagent plus de 2 milliards de photos sur Facebook , Instagram, Messenger et WhatsApp […] Avec plus de 39 millions d’aveugles et 246 millions de personnes qui ont une grave déficience visuelle, beaucoup de gens peuvent se sentir exclus de la conversation portant sur les photos sur Facebook » a expliqué le réseau social . C’est ainsi, qu’à l’initiative de Matt King, un ingénieur du groupe souffrant de cécité et spécialiste de l’accessibilité, que « Automatic alternative text » (texte de remplacement automatique) a vu le jour.

Cette nouvelle technologie fonctionne  avec les logiciels utilisés par les aveugles pour obtenir une description audio de ce qui s’affiche sur leur écran. Dans le cas d’une image publiée sur Facebook, ce type de programme se contentait jusqu’ici de dire qu’il s’agissait d’une photo avec le nom de son auteur, et de lire le cas échéants les commentaires écrits en dessous, ce qui ne donnait pas forcément d’indication sur son contenu. L’outil de Facebook vise à enrichir cette description en fournissant à l’utilisateur quelques mots sur ce qui a pu être automatiquement reconnu dans l’image. Lors d’une démonstration pour des journalistes, le système indiquait par exemple qu’une photo pouvait montrer du ciel et un arbre, une pizza, ou trois personnes qui sourient en extérieur. Cela reste une description partielle du contenu de l’image, avec pour l’instant une centaine d’éléments reconnus automatiquement

Dans le futur, le système pourrait être développé pour fournir des descriptions plus complètes, par exemple en précisant les activités auxquelles se livrent les personnes sur une photo, ou peut-être leur identité, ont-ils détaillé.

La technologie est disponible uniquement dans un premier temps sur les appareils mobiles d’Apple (iOS) et pour les utilisateurs anglophones de cinq marchés spécifiques (les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande). L’objectif est toutefois de l’étendre rapidement à d’autres langues et à d’autres plateformes.

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