En Février, le cabinet américain SmarTech a dévoilé une étude consacrée aux enjeux de l’impression 3D dans le secteur du médical. Déjà utilisée pour la fabrication de prothèses sur-mesure ou la réplication d’organes pour la préparation d’opérations chirurgicales, la technologie devrait être davantage exploitée dans les années à venir.

En début de ce mois de mars, un neurochirurgien australien est revenu sur son exploit réalisé en décembre (après s’est assuré de la stabilité de son patient et de la réussite de l’opération) à greffer des vertèbres imprimés en 3D en titane à un patient souffrant d’un cancer très rare : le chordome. Ce n’est certes pas la première fois qu’une prothèse de vertèbre imprimée en 3D est implantée à un patient, mais cette fois ci, l’opération a été accompagnée d’une extraction d’une tumeur particulièrement maligne.

Une opération particulièrement délicate : une quinzaine d’heures afin d’extraire, par la bouche du patient, les tissus tumoraux et les vertèbres lésées puis de les remplacer par la même voie par les prothèses. Des mois ont été nécessaires au chirurgien pour concevoir et imprimer les vertèbres dont la forme doit être parfaitement personnalisée et adaptée au patient.

D’autres chirurgiens et scientifiques ont déjà mené des expériences autour des organes imprimés en 3D. La faisabilité a été prouvée à plusieurs reprises (notamment par l’implantation d’une oreille à une souris, procédure bientôt réalisable sur l’humain).

En parallèle, des avancées non négligeables ont été réalisées dans le domaine de l’impression biologique ou bio-impression. Cela fait déjà presque 1 mois qu’on entend parler d’expériences menées un peu partout dans le monde, notamment en France, dont le but est de perfectionner un système de bio-impression par laser. Cela permet de confectionner des tissus vivants en 3D. Cette technique, en devenir, servira à créer des tissus destinés à des essais pour l’industrie pharmaceutique ou cosmétique puis, à terme, à réaliser des greffons.

[Plus d’infos en vidéo]

[Source] 

Newsletter

Recevez notre newsletter bi-mensuelle

Commenter