Recul des MDD, négociations et innovations, l’actualité de l’agro-alimentaire en bref

négociation

Grande Distribution : Le recul des marques de distributeur en France profite aux PME

MDDLes ventes de produits à marques de distributeurs reculent pour la troisième année consécutive en France pour atteindre 28,7% de parts de marché d’après une étude du panéliste Nielsen du 20 janvier. Ce décrochage des MDD s’explique principalement par les opérations de baisse des prix des distributeurs. D’après Nielsen, entre novembre 2013 et novembre 2014, les prix des grandes marques ont reculé de 3,1%, quand ceux des MDD ont progressé de 0,1%. Ainsi, l’écart de perception qu’ont les consommateurs entre les marques et les MDD diminue ; ces dernières paraissent moins attractives.

Alors que le chiffre d’affaires généré par les ventes de produits MDD en magasin et « drive » baisse, celui des marques de PME progressent de près de 4,7%, signe que « les enseignes se différencient aujourd’hui par l’offre de produits issus de PME, sur lesquels elles dégagent de la rentabilité ».

Tout ne semble pas perdu pour les MDD si l’on regarde du côté de nos voisins européens où les MDD bio et « premium » progressent au détriment des « premiers prix ».

 

Négociations commerciales : Les relations se tendent entre les industriels agro-alimentaires et les distributeurs : Manuel Valls prie les distributeurs de ne pas faire baisser les prix

NégoPetit rappel des règles du jeu

Chaque année entre le 1er décembre et le 1er mars, distributeurs et industriels de l’agro-alimentaire se livrent une bataille féroce sur les prix. Cet intervalle de temps correspond à la période de négociation entre l’envoi des Conditions générales de ventes des fournisseurs (catalogue avec grilles tarifaires) et la signature des accords entre marques et distributeurs sur les prix, les quantités des produits mais aussi les services assurés par les fournisseurs.

Une Situation tendue sur fond de crise des éleveurs

La tendance baissière des prix de ces dernières années et les relations déséquilibrées entre distributeurs et fournisseurs pèsent fortement sur les négociations tarifaires. En effet, alors que les gros industriels comptent pour 3 ou 4% du chiffre d’affaire du distributeur, les principales enseignes représentent jusqu’à 20% du marché des industriels.

La crise des éleveurs qui s’enlise depuis juillet 2015 ajoute un facteur de complexité à ces négociations. Ces derniers plaident en faveur d’une meilleure répartition des marges dans la filière, alors que les cours sont au plus bas depuis des mois, en multipliant les manifestations et actions coup de poing.

Valls appelle à ne pas baisser les prix

A trois semaines de la fin des négociations, Manuel Valls a convoqué les enseignes à Matignon pour leur demander de « ne pas anticiper de baisse des cours agricoles » et « ne pas faire baisser des prix déjà très bas ». Tout en rappelant qu’elles n’étaient pas responsables de la crise agricole.

 

Innovation agro-alimentaire : Avril inaugure une nouvelle usine Lesieur pour l’embouteillage et le conditionnement des huiles végétales

LesieurInaugurée sur le site de Bassens, près de Bordeaux par le Premier Ministre Manuel Valls, « l’usine du futur » représente un investissement historique de 31 millions d’euros pour Avril à travers sa filiale Lesieur, portant à plus de 150 millions d’euros le montant total des investissements réalisés sur le site depuis 2006.

Le Groupe Avril crée ainsi un pôle agro-industriel de pointe dans le sud-ouest rassemblant l’ensemble de ses activités dans le domaine des productions végétales. Il s’agit de son premier « site-filière » intégré de la récupération des graines de colza ou tournesol jusqu’au conditionnement de l’huile en bouteille et l’élaboration de biocarburants.

Le site permet la production de 1 800 à 20 000 bouteilles par heure selon les formats, soit une capacité de production de 100 millions de litres d’huiles conditionnées par an (Frial, Fruit d’Or, Lesieur Cœur de Tournesol et ISIO 4).

Avril s’est engagé à l’inauguration de l’usine en signant une convention de partenariat en faveur de l’intégration professionnelle des jeunes et des personnes les plus fragiles. Le nouveau pôle agro-industriel compte 200 collaborateurs, incluant les 94 collaborateurs de la nouvelle usine Lesieur.

 

Emballages : La fin des sacs de caisse à usage unique prévue pour juillet

sacsInitialement prévue pour le 1er janvier 2016 par la loi sur la transition énergétique du 22 juillet 2015, l’interdiction des sacs plastiques à usage unique des caisses entrera en vigueur à partir du 1er juillet prochain, d’après la Ministre de l’écologie Ségolène Royal.

Cette mesure s’applique aux sacs plastiques d’épaisseur inférieure à 50 micromètres sans considération de volume. A la place, des sacs réutilisables (plus de 50 micromètres) ou des sacs en papier devront être proposés en caisse.

L’interdiction sera étendue aux sacs plastiques hors caisses contenant des denrées alimentaires en janvier 2017.

Le nombre annuel de sacs en plastique jetés dans la nature en Europe était estimé en 2010 à 8 milliards.

 

Insolite / innovation : Des bonbons sur mesure

luttiLutti a permis à tous, petits et grands, de réaliser un rêve d’enfant. L’entreprise a ouvert  au public les 16 et 17 janvier un « FabLab » éphémère permettant de confectionner sur mesure des bonbons à partir d’une imprimante 3D spécialement conçue à cet effet. Les visiteurs ont pu choisir parmi une multitude de parfums, de couleurs et d’enrobages différents.
L’entreprise, qui a été rachetée en 2011 par l’allemand Katjes, s’est recentrée sur sa marque, au détriment des marques de distributeurs. Pour cette raison, elle a remis l’accent sur l’innovation. Sur le segment des bonbons citriqués (qui piquent), Lutti a ainsi vu ses ventes croître de plus de 4 % l’an passé et reste leader avec 42 % du marché, contre 38 % pour Haribo.

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