Fin des quotas dans le sucre, tendances du snacking en France… L’actualité Agro-alimentaire printanière

  
    Cession / Nestlé – Nestlé cède sa filiale de plats surgelés Davigel

davigelLe groupe suisse Nestlé a annoncé être entré en négociations exclusives avec le groupe britannique Brake (restauration), membre du groupe Bain Capital, pour lui céder sa filiale française de surgelés Davigel. La cession devrait rapporter entre 200 et 300 millions d’euros au groupe suisse et l’alliance qui en résulte devrait donner naissance au numéro deux du secteur des surgelés pour la restauration en France, après Pomona qui génère un chiffre d’affaires d’un peu plus de 3 milliards d’euros.

La société Davigel est notamment connue du grand public pour ses glaces La Laitière, eXtrême et Méga. L’entreprise a réalisé l’an dernier 700 million d’euros de chiffre d’affaires et emploie 3 100 personnes. Son siège est situé à Offranville près de Dieppe (Seine-Maritime), elle compte trois sites industriels en France à Offranville (Seine-Maritime), Pontivy (Morbihan) et Barbezieux (Charente).

Depuis deux ans, Nestlé nettoie son portefeuille. La société a vendu les marques PowerBar et Musashi, son activité dans les pâtes surgelées, l’essentiel de sa filiale Jennie Craig ainsi qu’une participation de 10% dans Givaudan, premier producteur mondial de parfums et d’arômes.

 

Sucre / Acquisition – L’Américain Archer Daniels Midland Company (ADM) va produire du sirop de sucre en Europe

ADML’américain ADM, l’un des géants mondiaux de la production et transformation de matières premières agricoles, a annoncé le rachat d’usines de broyage en Europe afin de produire du sucre en vue de la fin de quotas en 2017.

« Au terme de cet accord, ADM possèdera  des unités de mouture humide du maïs en Bulgarie et en Turquie et détiendra 50 % des parts d’une autre unité de ce type en Hongrie », précise un communiqué d’ADM.

« Avec la fin proche des quotas de production de sucre dans l’Union européenne, [actuellement plafonnés à 13,3 millions de tonnes de sucre, répartis entre 19 Etats membres], le plafond artificiel imposé aux édulcorants issus de céréales sera levé. Il y aura d’énormes possibilités sur le nouveau marché européen des édulcorants, en particulier une ouverture intéressante en Europe orientale, où la production de sucre est plus faible », a déclaré Chris Cuddy, président de la branche transformation du maïs d’ADM, cité par le communiqué.

ADM devrait conclure définitivement l’accord cet été. 

 

Nutrition Animale / Investissement – Eurazeo investit 215 millions d’euros dans la filiale nutrition et santé animale d’In Vivo

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Eurazeo est devenu actionnaire d’InVivo, filiale de nutrition et de santé animale par le biais d’une participation au capital de 215 millions d’euros. Malgré cet investissement record, InVivo demeure actionnaire majoritaire de la filiale avec plus de 60% du capital, Eurazeo en détiendra néanmoins 17 %.

InVivo est une coopérative dont les trois activités sont divisés en : agriculture (semences, agrofournitures, trading), nutrition et santé animales (NSA) et activités grand public (avec notamment les jardineries). L’idée étant de permettre aux différentes activités d’être financées.

Grâce à cet investissement d’Eurazeo, InVivo NSA booste sa croissance externe. Avec 6 800 salariés répartis dans 28 pays, 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel, InVivo part désormais à la conquête de nouveaux pays, les continents américains et asiatiques sont les cœurs de cible de la coopérative.

 

Boulangerie-pâtisserie / Emballages – Emballages de biscuits 100% recyclables en France : St Michel initie le mouvement

Les français consomment en moyenne 8,6 kg de biscuits et pâtisseries industrielles chaque année, ce qui génère la mise sur le marché de plus d’un million de tonnes de matières plastiques nécessaires à leur conditionnement. Une fois les biscuits consommés, les emballages plastiques tels que les films ou les barquettes finissent en totalité dans des incinérateurs ou centres d’enfouissement.

La situation est en passe de changer ! TerraCycle s’associe avec la biscuiterie St Michel pour lancer le programme Brigade St Michel : une campagne nationale de collecte et de recyclage permettant  le recyclage à 100% des emballages de biscuits et de pâtisseries. Les consommateurs pourront déposer leurs emballages dans des points de collecte répertoriés sur le site www.terracycle.fr ou les collecter directement depuis leur domicile, entreprise, association ou école. Une fois enregistrés en ligne, ils pourront envoyer gratuitement leurs emballages à TerraCycle qui se chargera de les recycler en produits courants. L’entreprise récompense les consommateurs avec des points pour chaque emballage envoyé. Ces ppoints sont convertibles en euros et peuvent être reversés par les participants au profit d’une association ou d’un établissement scolaire de leur choix. 

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Restauration / Snacking – La France est-elle en train de réinventer le snacking ?

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Vitagora a révélé les résultats d’une étude réalisée en mars 2015 en partenariat avec IPSOS sur les opportunités de l’alimentation prête à consommer et des nouvelles façons de manger face au repas traditionnel. En voici quelques chiffres clés :

• 90% des Français estiment que le repas doit se prendre autour d’une table autant que possible

• 4 Français sur 10 déjeunent « sur le pouce » au moins une fois par semaine

• 52% des Français mangent des produits « sur le pouce » à domicile

• 68% des Français estiment le critère « avoir un bon goût » prioritaire pour le choix de produits prêts à manger

Cette étude montre que, malgré un fort attachement à la tradition des repas, les Français s’approprient de plus en plus largement les pratiques de consommation « sur le pouce ». L’opportunité pour les acteurs de l’alimentaire de développer une offre spécifiquement dédiée aux habitudes françaises, mêlant modernité de l’usage et tradition.

 

Agriculture / Oliviers – La bactérie tueuse d’oliviers dans les Pouilles, identifiée en France

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La bactérie tueuse d’oliviers, Xylella fastidiosa, qui attaque les arbres multiséculaires du sud de l’Italie, a été identifiée pour la première fois en France dans un plant de caféier intercepté au marché de Rungis. Cependant, un risque de propagation de la maladie semble « écarté », aucun insecte vecteur de la maladie n’ayant été détecté dans la serre du revendeur, a précisé le ministère de l’agriculture le 16 avril.

Une enquête est en cours pour déterminer l’origine exacte des plants de caféiers, a indiqué le ministère français qui attend d’en savoir plus pour déterminer s’il y a lieu de prendre d’autres mesures sur d’autres végétaux sensibles qui auraient pu être exposées au risque de contamination.

La France a entamé une campagne de surveillance et de prévention renforcées au début du mois d’avril pour se protéger et interdit unilatéralement l’importation de végétaux en provenance des zones infestées. La mesure, qui cible de fait directement les productions des Pouilles où des milliers d’arbres sont infestés, provoque en Italie une vive émotion. Mais « puisqu’aucun plan n’a encore été proposé au niveau européen, nous avons décidé de ne pas attendre et de prendre nos propres mesures nationales », justifie le ministère français.

 

Vin / Millésime – Un champagne vieux de 170 ans, le plus vieux jamais goûté, parfaitement préservé

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Des bouteilles de champagne français vieilles de 170 ans retrouvées dans l’épave d’un navire dans la mer Baltique en 2010 ont été goûtées et analysées chimiquement par des scientifiques.

Le champagne analysé « était parfaitement préservé, que ce soit du point de vue de la composition que de l’arôme » explique Philippe Jeandet, co-auteur de la recherche.

Contrairement à ce qui était attendu, il n’y a pas de grandes différences dans les profils chimiques de ces très vieux champagnes par rapport à ceux d’aujourd’hui. « La teneur en acide acétique (vinaigre) est seulement un plus élevée »,  souligne le professeur Jeandet, jugeant qu’à l’époque les vignerons de Champagne « devaient assez bien contrôler la qualité du vin ».  Le champagne analysé faisait trois degrés de moins (9,5 en moyenne) que ceux d’aujourd’hui (12,5 degrés), ce qui s’explique par une fermentation moins maîtrisée et un climat plus froid au XIXe siècle. Il était aussi plus sucré puisqu’il contenait 150g de sucre par litre contre 50 grammes de sucre par litre ajoutés pour un demi-sec actuellement et aucun pour un brut ou un ultra sec. L’analyse a aussi révélé la présence d’autres composés, comme la castaline ou le fer, liés respectivement à la fermentation en fûts de chêne et à l’utilisation d’outils métalliques.

Cette découverte a incité des maisons de champagne à répéter cette expérience, la maison Veuve Clicquot a notamment plongé en juin dernier 350 flacons de champagne par 42 mètres au fond de la mer Baltique. Mais, insiste le professeur Jeandet, les caves en Champagne à trente mètres sous le sol avec une température de 10 à 12 degrés dans l’obscurité restent idéales.

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