Weave Digital Review-Réseaux sociaux d’entreprise : est-ce que ça prend ?

Bonjour à tous,

Je profite de cette Weave Digital Review pour partager avec vous des articles sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) qui ont retenus mon attention. Oui, ce n’est pas nouveau : les réseaux sociaux d’entreprise ont le vent en poupe. Les bénéfices attendus par les entreprises portent principalement sur trois points :

  1. Faciliter la communication en interne
  2. Améliorer la collaboration
  3. Développer le partage des informations, et plus largement des connaissances  entre les individus

… et ce, pour générer plus d’efficience et créer les conditions qui viendront stimuler l’innovation.

Tous les efforts réalisés en matière de conduite de changement ont pour ambition de mener les entreprises vers l’atteinte de ces objectifs. Mais ces derniers sont-ils pour autant atteints ?

 

 

Réseaux sociaux d’entreprise : “On lance et on prie pour que ça prenne”

 

Les chiffres avancés dans l’étude de Gartner interpellent : si déjà 70% des entreprises interrogées disposent de RSE, seulement 10% d’entre elles en parlent comme d’un succès.

Ces entreprises se contentent de mettre une solution à disposition, en espérant que la dynamique naisse naturellement des interactions de ses employés constitués en communauté. Gartner fait bien de rappeler les fondamentaux : la finalité d’un réseau social d’entreprise est de créer de la valeur pour l’entreprise. La définition d’objectifs clairs et partagés, tant au niveau de l’organisation qu’au niveau du collaborateur, est une étape indispensable avant le démarrage du projet.

Parmi les risques pouvant compromettre l’atteinte des objectifs fixés, Gartner identifie notamment la culture d’entreprise et l’adoption du RSE par les collaborateurs, deux points sur lesquels nous allons nous attarder.

 

Savoir d’où l’on part pour mieux déterminer la cible en terme de collaboration : l’importance de la culture d’entreprise

 

Les objectifs d’une entreprise en matière de RSE doivent prendre en compte sa culture et son niveau de maturité en terme de collaboration. Dans son article intitulé The Five-Step Maturity Model for Building a Collaborative Organization, Jacob Morgan propose par exemple le modèle suivant :

Maturity Model - Jacob Morgan

S’interroger sur la situation de départ permet d’ajuster ses objectifs de manière réaliste, en fonction des capacités de l’entreprise à absorber progressivement ces changements.

 

L’adoption par les collaborateurs et la question embarrassante du ROI

 

Lancer un RSE est moins une affaire de technologie que d’évolution des mentalités et des habitudes de travail des collaborateurs. Pour des collaborateurs essentiellement évalués sur leur performance individuelle, les principes de transparence et de partage de l’information avec d’autres ne sont pas simples à appliquer, même si tous en sont souvent convaincus sur le plan intellectuel.

Alors que l’évolution des usages collaboratifs et des cultures se mesurent sur une échelle temps à long-terme, comment concilier la nécessité de démontrer la réussite d’un projet de RSE au travers d’indicateurs à court-terme ? Quels indicateurs pour mesurer le niveau d’adoption des réseaux sociaux d’entrepriseAaron Kim propose une réponse en comparant les plateformes de RSE à Facebook et Amazon dans son billet Enterprise Social Networking Platforms: Think Amazon, Not Facebook.

Pour Facebook, le nombre de visites, de visiteurs, de pages vues et le temps passé sur le réseau social sont des indicateurs pertinents : de ces données dépendent le volume des revenus publicitaires ! Mais transposé au RSE, ces indicateurs ne sont pas aussi significatifs. Certes, une masse critique d’utilisateurs doit être atteinte pour créer des contenus et susciter de l’échange. Mais faire du trafic et du nombre d’utilisateurs d’une plateforme les seuls indicateurs est une erreur. Par exemple, les RSE remplissent leur rôle quand :

  • les collaborateurs gagnent du temps en trouvant rapidement, et au bon moment, la bonne information dont ils ont besoin pour leurs travaux quotidiens
  • une équipe termine son livrable plus rapidement parce que l’information circule mieux

Au début des projets de RSE, ces types de retours peuvent être appréciés au travers de sondages d’opinion (ou enquêtes qualitatives) auprès des collaborateurs et non via des indicateurs de fréquentation de la plateforme.

La Weave Digital Review, c’est fini pour aujourd’hui !

 

Monty Dy
@MontyDy

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