Weave Agro News

Bonjour à tous. Les sujets d’actualité sont très nombreux en ce début avril. Je vous en propose trois qui ont attiré mon attention; l’impact du « chevalgate » sur  le marché des plats cuisinés, le soutien apporté par Stéphane Le Foll à la filière Laitière et les avancées dans le décodage du génome du blé où une nouvelle étape a été franchie par une équipe de chercheurs chinois la semaine dernière.

Chevalgate :  la chute inexorable des ventes de plats cuisinés à base de viande & l’envolée des entreprises d’analyses alimentaires.

La confiance du consommateur n’est toujours pas rétablie. Selon le panéliste Nielsen, les ventes pour les plats surgelés affichaient début mars -43% (-45% lors de l’éclatement de la crise). Les effets collatéraux se font aussi sentir chez certains industriels. 5 à 10% de recul des ventes de plats cuisinés frais et surgelés avec ou sans viande. Cette crise n’épargne pas cette filière qui doit aussi faire face à un outil industriel sur-capacitaire, avec des prix jugés trop élevés.

De son côté, l’entreprise Eurofins, leader mondial des analyses pour l’alimentaire, née à Nantes il y a 25 ans a vu les industriels de l’agroalimentaire se presser aux portes de ses laboratoires pour tester leurs plats cuisinés. En un mois le titre de l’entreprise s’est envolé de 17%. Valorisé à 2 milliards d’euros l’entreprise emploie 13 000 personnes dans 34 pays avec 170 laboratoires. 20% de marge et une hausse du chiffre d’affaire de 26% entre 2011 et 2012.

Les echos 

Filière laitière : Face à la suppression des quotas laitiers et à la hausse des coûts de l’alimentation, Stéphane Le Foll rassure.

Durant le congrès de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait à Nantes, le Ministre a présenté les actions du gouvernement et les résultats sur la réforme de la PAC :

  • Une enveloppe de 44 millions d’euros sur la base du quota laitier des éleveurs répartis auprès des nouveaux installés particulièrement fragilisés par la hausse des coûts de production : producteurs de lait, éleveurs de bovins allaitants et engraisseures, éleveurs du secteur caprin
  • Modifications de la LME ; introduction de mécanisme de révision des prix liés au prix des matières premières, renforcer la transparence et les sanctions. Une table ronde est organisée à ce sujet entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs.
  • Réforme de la PAC qui profitera davantage à l’élevage : majoration des aides découplées payées aux 50 premiers hectares et augmentation de 12% du taux de couplage.
  • Fin du système des quotas laitiers : le rendez-vous est pris à Bruxelles en septembre pour aligner les états membres sur « une stratégie claire et partagée » principalement autour de systèmes d’intervention en cas de déséquilibre sur le marché.

www.agriculture.gouv.fr

« Il faut ouvrir la boîte noire du génome des blés »

Depuis huit ans, un consortium (1) s’attaque au décryptage du génome des blés cultivés. Nourrir 9 milliards d’êtres humains dans un futur proche est un défi que devra relever le secteur de l’agri-alimentaire. Augmenter les rendements pour suivre l’évolution démographique tout en maitrisant l’emprunte environnementale (eau, engrais, pesticides) par la génétique est une des pistes d’avenir.

La sélection des meilleures variétés est un art fondé sur l’analyse visuelle des plantes et sur ses paramètres physico-chimiques. De nombreuses améliorations ont été réalisées grâce à ces approches itératives et « en aveugle ». Ces techniques atteignent aujourd’hui leurs limites.

Pour les dépasser, il est nécessaire d’ouvrir « la boite noire » du génome. Le séquençage du génome du blé permet d’obtenir une information sur la biologie de la plante, sa croissance, ses défenses, son adaptation à l’environnement du sol et du climat. Dès lors que la carte des meilleurs gènes sera établie, il sera possible en connaissance d’opérer les bons croisements génétiques et obtenir les bonnes combinaisons.

Par le croisement avec des plantes sauvages proches des ancêtres des blés, il sera possible d’obtenir des variétés avec des gènes favorisant la résistance aux maladies, à la sécheresse, l’absorption efficace de l’azote …

Contrairement à la transgénèse qui consiste à introduire des gènes de bactérie (Organismes Génétiquement Modifiés), cette opération est très complexe car le résonnement de croisement se joue sur plusieurs réseaux de gènes qui interagissent et non pas sur un seul gêne.

(1)    International Wheat Genome Sequencing Consortium.

Libération – issu d’un entretien avec Catherine Feuillet directrice au IWGS Consortium.

Autres actualités en bref :

  • Le néerlandais Heineken est devenu en 2012 le premier brasseur de France devant Kronenbourg (Carlsberg depuis 2008) avec 26,3% de part de marché.
  • Le chocolatier Lindt investit 70 millions d’euros sur son site d’Oloron Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) et va créer 100 emplois. L’investissement sera dédié à la production de tablettes de chocolat premium à fort taux de cacao.
  • Le groupe Carrefour a inauguré à Paris un magasin entièrement dédié aux produits bio. Baptisé « Carrefour Bio » le concept test compte 2000 références. Avec une amplitude horaire large, Carrefour tente de répondre aux besoins de ses clients urbains.
  • La direction de la conserverie Hénaff de Pouldreuzic (Finistère) décide de mettre en place un plan d’économie suite à un résultat net 2012 qui devrait être négatif. L’entreprise va dynamiser sa marque en accélérant son engagement dans les produits frais. Hénaff emploie 214 salariés.
  • Le glacier Pilpa (groupe R & R) redépose un PSE pour fermer le site de Carcassonne. Le site sera fermé courant 2013 et le PSE propose de nouvelles propositions de reclassement  des 117 salariés. Le contexte est difficile avec une baisse de 9% du chiffre d’affaire de R&R France et un taux d’utilisation moyen des sites nationaux autour de 30%.

Merci de votre fidélité,

Nicolas Thuilliez

 

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