Vademecum à destination des jeunes diplômés souhaitant devenir consultant (1/2)

Force est de constater que l’on observe depuis deux ans  un nouveau regain d’intérêt  des jeunes diplômés envers  les  cabinets de conseil.

Il est indéniable que  la formation et l’expérience accumulées durant l’activité de conseil  apportent un bon socle de connaissances constitué dans différents secteurs et domaines d’activités.

C’est d’ailleurs le principal argument développé par les jeunes diplômés quant à la raison de leur choix.

Pour un jeune diplômé, réaliser son stage de dernière année de formation au sein d’un cabinet de conseil permet :

  • d’une part de pouvoir évaluer ses propres capacités à travailler dans ce domaine,
  • d’autre part, si l’expérience est probante des deux côtés, de pouvoir intégrer  le cabinet au terme du stage.

Il faut savoir qu’un grand nombre de cabinets de conseil procède ainsi pour recruter leurs « consultants juniors ».

Il est également possible à l’issue du stage de faire le choix de se diriger vers une nouvelle structure en faisant valoir une première expérience dans le conseil.

Jeunes diplômés et futurs consultants : quels sont les critères importants à prendre en compte pour  le choix de votre futur cabinet de conseil ?

Réalité ou légende : Certains étudiants pensent que le choix du métier de consultant va être contraignant et leur laisser peu de place pour leur vie privée.  Tout va dépendre du type de cabinet et  de la spécialité choisie, mais est-ce réellement différent au sein d’autres types d’entreprises ?

D’une manière générale, le métier du consultant est d’intervenir et de se déplacer auprès de ses clients, peu importe où ils se situent.

Il est certain qu’une activité de conseil dans le domaine de l’industrie va engendrer des déplacements fréquents en province, une activité de conseil dans le domaine bancaire sera en théorie plus proche des sièges de ces établissements situés à Paris et dans quelques grandes villes.

Les missions à l’étranger à partir de la France constituent en fonction du type de cabinet entre 5 et 20 % de l’activité et dépendent également du type de spécialité exercée.

La dimension internationale du métier se situe plus au sein d’un projet multiculturel en France, où l’anglais peut être, par exemple, la langue utilisée pour toute la durée de la mission.

Les déplacements à l’étranger sont peu fréquents et très variables en fonction du positionnement du cabinet et de son actualité.

Quelques mots clefs : métier exigeant et passionnant, horaires soumis aux contraintes des missions, intelligence de situation nécessaire, rigueur, engagement, esprit de synthèse mais sens du détail, ponctualité, qualité rédactionnelle, pédagogie, aimer apporter aux autres, esprit d’équipe, qualité d’écoute, entreprendre, agir, créer, innover, orienter résultats, avoir de l’audace, adaptabilité, avoir de l’énergie, humilité, leadership,  posture, …..

Quelle formation ?

Il est indispensable de bien prendre en compte que chaque cabinet de conseil possède des exigences quant au niveau et au type de formation pour pouvoir postuler.

Le recrutement s’effectue au niveau Bac +5, Bac+6 et de manière assez homogène sur le même type de formation par l’ensemble des acteurs de la filière.

La plupart des formations demandées  sont basées sur les grandes écoles françaises du groupe A+ et A, ainsi que  quelques formations spécifiques à la spécialité choisie (par exemple :  l’assurance, les systèmes d’information,…), quelques universités (ex : Dauphine) et certaines formations étrangères reconnues.

Il est important de savoir que pour le recrutement de jeunes consultants,  rares sont les dérogations à ces critères de sélection.

La qualité des stages, leurs cohérences par rapport à votre formation, le niveau d’engagement dans  des activités  associatives, sportives, la pratique de plusieurs langues,  les expériences de séjour à l’étranger sont autant d’éléments qui viendront  enrichir la lecture de votre parcours.

Quelles seront les clefs de lecture des recruteurs préalables à un entretien ?

Le fond documentaire (CV, mail d’accompagnement, lettre de motivation) doit être préparé avec soin, ne pas comporter de fautes d’orthographe, d’incohérence dans les dates, … .

La personne en charge du recrutement va  retenir les candidatures qui sont en adéquation avec les critères  retenus pour le poste.

La formation et la dénomination des diplômes, la qualité des stages, le niveau de langues, les séjours à l’étranger, les activités associatives, les sports, hobbies,…  doivent être bien formulés dans le CV.

La recherche :

Votre décision est prise, place à la recherche et au travail de préparation indispensable à la bonne réussite de votre projet.

La cartographie des  cabinets de conseil montre une grande diversité tant  sur la taille, le positionnement, l’organisation,  la spécialisation sectorielle,…..

Le guide Consulting (Edition Tarsus) segmente les principaux intervenants du marché du conseil en 8 catégories dans lesquelles on peut trouver les mêmes cabinets combinant plusieurs activités :

  • Multi spécialiste,
  • Conseil en Stratégie,
  • Conseil en Management / Organisation,
  • Conseil Opérationnel en optimisation des coûts,
  • Conseil en Innovation,
  • Conseil en Finance/ Banque / Assurance,
  • Conseil en Ressources Humaines,
  • Conseil en Technologies de l’Information et de la Communication.

Quels types de cabinets choisir ?

S’il existe des classements des différentes écoles, il n’y a pas de classement des meilleurs cabinets de conseil.

En France, l’offre en la matière est large et compte aussi bien des cabinets composés d’une poignée de consultants jusqu’aux plus importants qui vont compter plusieurs milliers de consultants.

Pour autant, chacun  possède  ses propres critères allant du souhait de rejoindre une structure à taille humaine  jusqu’à celui d’inscrire dans son CV une structure à forte notoriété.

Une projection vers une fonction souhaitée à terme, peut  également influencer le choix de postuler à tel ou tel cabinet ( ex : La notoriété de telle ou telle practice d’un cabinet ).

Il appartient donc  à chacun de faire son choix à partir de ses propres critères mais également en prenant en compte son éligibilité à rejoindre les différentes structures suivant les éléments évoqués précédemment.

Ce qu’il faut savoir :

D’une manière générale, le métier du consultant répond à trois savoir-faire : Produire, Manager, Vendre.

L’apprentissage du métier doit à mon avis intégrer ces trois critères avec une montée progressive sur un premier palier dont la durée est comprise entre trois à cinq ans.

Cette politique  consistant à inculquer dès les premières années le socle « Produire, Manager, Vendre », n’est pas pratiquée par l’ensemble des acteurs qui associe par exemple un niveau de grade pour « Manager », un autre pour « Vendre ».

Il est commun de voir des consultants possédant 6 à 8 ans d’expérience  ne pas avoir suffisamment abordé le volet  « Vendre »,  ce qui génère une réelle frustration et une interrogation sur la suite du  parcours.

La capacité à prendre ses marques sur une mission, d’être un interlocuteur pertinent pour le client, d’avoir une aisance dans la vision du bon déroulement de la mission,  va dépendre de la qualité  et de la diversité des projets précédemment menés, de la proximité avec son management, du transfert de savoir-faire reçu ainsi que du degré d’autonomie qui a été donné.

 

A la semaine prochaine pour la suite et fin du chemin du jeune diplômé…

Philippe Jézéquel

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